Culture
🇰🇷 Corée du SudKim et Les Autres Jeunes Candidats Battus Aux Primaires

Le principal parti d'opposition sud-coréen, le Parti démocrate, a conclu sa convention, laissant de nombreux jeunes électeurs désillusionnés par ce qu'ils perçoivent comme des luttes factionnelles privilégiant les partisans inconditionnels au détriment de l'opinion publique. La convention a vu l'abolition des pouvoirs d'enquête supplémentaire du parquet, une mesure que les critiques jugent motivée par la politique interne plutôt que par des préoccupations de sécurité publique. Kim Min-seok, Song Young-gil et Chung Cheong-rae — tous ont choisi la loyauté au parti plutôt que l'opinion publique pendant la course, selon les critiques.
Notamment, Kim Min-seok, qui avait auparavant soutenu le maintien des pouvoirs d'enquête supplémentaire en tant que Premier ministre sous le président Lee Jae-myung, a inversé sa position pour soutenir l'abolition. Ce changement est intervenu malgré l'opposition publique suite à des affaires très médiatisées comme l'affaire Jang Yun-gi et l'affaire de l'attaque aléatoire de Busan, qui ont exposé les faiblesses des enquêtes policières. Kim Bo-mi, la seule candidate dans la trentaine à se présenter à la direction du parti, a critiqué l'establishment, qualifiant la génération actuelle 686 (faisant référence à ceux dans la soixantaine, la cinquantaine et la soixantaine) de "vieux privilégiés" dans sa déclaration de campagne.
Elle a également remis en question l'équité de permettre à Song Young-gil, qui avait quitté le parti à cause d'un scandale d'enveloppes d'argent, de se présenter tout en refusant la même opportunité à la jeune candidate Park Ji-hyun. Kim et les autres jeunes candidats ont tous perdu aux primaires. La chronique établit des parallèles entre cette désillusion politique et le personnage de Noa dans le roman "Pachinko" de Min Jin Lee.
Noa, qui découvre que son père biologique est le yakuza Koh Hansu, abandonne sa famille et son identité plutôt que d'affronter ses origines, finissant par se suicider. L'auteur soutient que les jeunes d'aujourd'hui sont confrontés à un choix similaire — fuir, désespérer ou lutter contre le pouvoir établi. "Nous pouvons devenir des êtres différents de nos parents", déclare la chronique, arguant que la réponse réside dans la jeunesse d'aujourd'hui qui choisit de continuer à lutter contre l'establishment puissant plutôt que de se retirer.
Source : Hankyoreh EN
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